Prévention Cambriolage

Alarme et caméra : le système qui vous prévient

Bien choisir sa caméra de surveillance intérieure

La qualité d'image décide de tout : entre un visage flou et un visage net, une enquête ne part pas du même point. Ce qu'il faut regarder avant d'acheter.

Par , ancien gendarme, OPJ et correspondant sûreté Relu en

Publié le Mis à jour le

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Notre sélection

Notre premier choix

n° 1

EZVIZ C6 4MP

La meilleure image de la sélection, et celle qui reprend toutes les fonctions des deux autres. Elle notifie aussi sur une variation soudaine du niveau sonore, le déclenchement d'une alarme par exemple, et zoome d'elle-même sur ce qu'elle détecte. Son obturateur de confidentialité, qui masque physiquement l'objectif quand la caméra ne tourne pas, règle la question de la vie privée mieux qu'un réglage logiciel.

Ses points forts

  • Définition 4 MP, la meilleure du lot
  • Zoom automatique sur l'évènement détecté
  • Alerte sur variation sonore brutale
  • Obturateur de confidentialité mécanique

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n° 2

EZVIZ CP1 Pro 4MP

La même base que la C6N, avec un mode de patrouille : la caméra pivote d'elle-même et supprime les angles morts d'une pièce. C'est le bon choix pour une grande pièce qu'une caméra fixe ne couvrirait qu'en partie. Sa vision nocturne est améliorée par la restitution des couleurs, ce qui compte plus qu'on ne croit pour décrire des vêtements.

Ses points forts

  • Patrouille autonome, pas d'angle mort
  • Détection de personne avec notification
  • Vision nocturne en couleur

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n° 3

EZVIZ C6N

L'entrée de gamme, et un très bon rapport qualité-prix. Définition 2 MP, Wi-Fi, vision en direct sur le téléphone, et le choix entre carte mémoire et stockage dans le nuage pour quelques euros par mois. Sa vision nocturne reste nette jusqu'à trois mètres et correcte jusqu'à dix, ce qui suffit pour une entrée ou un couloir.

Ses points forts

  • Le prix le plus bas de la sélection
  • Suivi automatique des personnes détectées
  • Stockage local ou dans le nuage, au choix

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Une caméra intérieure ne fera pas fuir un cambrioleur — elle ne fait aucun bruit. Son intérêt est ailleurs : vérifier ce qui se passe, et fournir des images exploitables après.

C’est justement ce second point qui doit guider votre choix, et il élimine beaucoup de fausses bonnes fonctions.

Le seul critère qui compte vraiment

C’est la qualité de l’image, de jour comme de nuit. Autrement dit le nombre de pixels que la caméra enregistre.

Cela peut sembler technique. C’est en réalité très concret.

Constaté sur le terrain

Une image basse résolution est floue : impossible d’y discerner un détail particulier. Elle permet seulement de savoir ce que le cambrioleur a fait, et à la rigueur ce qu’il a touché — ce qui oriente les prélèvements.

Une image nette, à l’inverse, permet de décrire les vêtements, la morphologie, la démarche, et parfois même la couleur des yeux d’un individu cagoulé. Ce sont ces images-là qui font avancer une enquête.

JMancien gendarme, OPJ et correspondant sûreté

La différence entre les deux ne se voit pas sur la fiche produit. Elle se voit le jour où vous devez remettre l’enregistrement.

Ce qu’il faut regarder

La définition. 1080p au minimum. Le 2K ou le 4K se justifie dès que la pièce est grande, parce que la résolution se dilue avec la distance : une caméra 1080p qui cadre une entrée de trois mètres donne une meilleure image exploitable que la même caméra qui couvre un salon entier.

Une précision utile : la définition annoncée par le fabricant est une définition théorique. Si votre Wi-Fi est faible à l’endroit où la caméra est posée, l’image sera dégradée, faute de débit pour transmettre toute l’information. Testez la connexion à l’emplacement prévu avant de fixer quoi que ce soit.

Vous croiserez aussi la mention WDR, pour plage dynamique étendue. C’est ce qui permet de garder une image nette quand une partie du cadre est très lumineuse et l’autre dans l’ombre — typiquement une entrée avec une fenêtre en face. Sur un couloir sans contre-jour, c’est accessoire.

La vision nocturne. C’est décisif, puisque c’est le moment où les intrusions se produisent. Regardez la portée annoncée de l’infrarouge, et surtout la présence d’un mode couleur nocturne : l’infrarouge classique donne du noir et blanc, et vous perdez la couleur des vêtements — souvent l’élément le plus utile d’un signalement.

Le champ de vision. Un grand angle couvre plus de surface mais déforme les bords et réduit le niveau de détail au centre. Mieux vaut deux caméras bien cadrées qu’une seule qui voit tout de loin. Ce champ se lit sur la focale de l’objectif, et trois valeurs reviennent :

FocaleAngleCe qu’elle donne
3,6 mm60 à 80°une zone précise, avec du détail exploitable
2,8 mmenviron 90°le meilleur compromis, et le plus répandu
Fisheyetrès grand angleune vue d’ensemble, mais déformée

Le fisheye est à éviter si votre objectif est l’identification : la déformation rend un visage presque impossible à reconnaître. Il garde son intérêt pour surveiller une pièce dans son ensemble, ou veiller sur une personne âgée.

Certaines caméras contournent l’arbitrage avec un zoom automatique : elles cadrent large, puis zooment sur l’évènement détecté.

Le stockage. Sur carte mémoire, l’enregistrement disparaît avec la caméra si on l’emporte — et ça arrive. Le stockage déporté ou dans le nuage résout ce problème, généralement contre un abonnement. L’idéal : les deux, avec envoi automatique des séquences d’alerte.

Ce qui compte moins qu’on ne le dit

La détection de mouvement est devenue standard. Elle est utile, mais elle génère des alertes à répétition si vous avez un animal — vérifiez qu’elle est réglable.

L’audio bidirectionnel sert au quotidien, pas à la sécurité. Parler à un intrus le renseigne surtout sur le fait que personne n’est là.

La reconnaissance faciale grand public est loin d’être fiable, et ne remplace en rien un travail d’enquête.

Où la placer

Trois règles simples.

Sur les passages obligés, pas sur les grands volumes. L’entrée, le couloir, le bas de l’escalier : tout le monde y passe forcément.

En hauteur, hors de portée. Une caméra accessible se débranche ou se retourne en quelques secondes.

Pas trop inclinée. Une caméra fixée au plafond et pointée à la verticale ne filme que le dessus des crânes. Visez la hauteur du visage à distance moyenne.

Dôme ou cylindre ?

La question revient souvent, et la réponse est courte : cela ne change rien à la sécurité.

Par habitude, les caméras en dôme équipent les intérieurs et les cylindres l’extérieur, mais les deux formes existent avec les mêmes caractéristiques. À l’intérieur, c’est un choix esthétique, rien de plus.

Chez vous, aucune autorisation n’est nécessaire, mais votre caméra ne doit filmer que votre propriété — jamais la voie publique, ni chez les voisins, ni les parties communes.

Le guide d’installation complet, cadre légal compris

Ne commencez pas par là

Si vous n’avez encore ni alarme ni caméra, installez l’alarme d’abord. C’est elle qui interrompt un cambriolage ; la caméra documente ce qui s’est passé.

Les deux ensemble forment un bon système : l’une fait partir, l’autre permet de vérifier et de prouver.

Si l’alarme est déjà en place, notre sélection ci-dessus ne retient que des modèles EZVIZ. Ce n’est pas la seule marque valable, mais c’est celle dont la gamme couvre le mieux tous les budgets, avec une installation à la portée de quelqu’un qui n’aime pas la technique.

Le panorama des systèmes anti-intrusion · Les alarmes sans abonnement

Les réponses à vos questions

Quelle résolution choisir pour une caméra de surveillance ?

Visez au minimum du 1080p, et privilégiez le 2K ou le 4K si le budget le permet, en particulier pour couvrir une grande pièce. La résolution se dilue avec la distance : une caméra 1080p qui filme une entrée de trois mètres donne une bien meilleure image exploitable que la même caméra qui couvre un salon entier.

La vision nocturne est-elle vraiment importante ?

Elle est décisive, puisque c'est le moment où les intrusions ont lieu. Regardez la portée annoncée de l'infrarouge et, surtout, si la caméra dispose d'un mode couleur nocturne — l'infrarouge classique donne du noir et blanc, et vous perdez la couleur des vêtements, qui est souvent l'élément le plus utile d'un signalement.

Une caméra intérieure peut-elle remplacer une alarme ?

Non. Une caméra ne fait aucun bruit, donc elle n'interrompt rien. Elle sert à vérifier, à dissuader quand elle est visible, et surtout à fournir des images exploitables ensuite. L'alarme reste ce qui fait partir quelqu'un déjà entré.

Où placer une caméra intérieure ?

Sur les passages obligés — entrée, couloir, palier — plutôt que sur les grands volumes. Placez-la en hauteur mais pas trop inclinée : une caméra au plafond pointée à la verticale ne filme que le dessus des crânes, ce qui ne sert à rien pour une identification. Visez la hauteur du visage à distance moyenne.

Faut-il un stockage local ou dans le nuage ?

Le stockage local sur carte mémoire est gratuit mais disparaît avec la caméra si on l'emporte — ce qui arrive. Le stockage déporté ou dans le nuage résout ce problème, généralement contre un abonnement. Le meilleur compromis reste une caméra qui fait les deux, avec envoi automatique des séquences d'alerte.

Sources

  1. La vidéosurveillance, vidéoprotection chez soiCNIL

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